Préparation à la naissance

Pourquoi je ne voulais pas de péridurale et pourquoi j’en aurai une quand même

Quand à l’entretien prénatal, la sage-femme m’a demandé si j’avais un avis sur la péridurale, j’ai répondu que j’en voulais une tout simplement. Je n’ai pas peur des piqûres et je ne voyais pas l’intérêt de souffrir pour mettre au monde un enfant.

Quand au fur et à mesure de la préparation à la naissance et de mes lectures, j’ai appris comment se déroulait un accouchement,  j’ai révisé mon jugement. Je ne me suis jamais sentie gagnée par la peur de l’anesthésie ni l’envie du dépassement de soi. Les métaphores des efforts sportifs et des montagnes à gravir n’ont pas eu d’effets sur moi. Par contre, j’ai découvert le rôle du cerveau reptilien et celui des mécanismes hormonaux qui entrent en jeu dans la gestion la douleur. J’ai compris qu’être mobile jusqu’au bout sans être perturbée par les interventions médicales et médicamenteuses permettait de maintenir la sécrétion d’ocytocine, garante de la progression du travail. J’ai pris connaissance des études montrant que la péridurale augmentait les risques d’extraction instrumentale, d’épisiotomie et de césarienne. J’ai eu le sentiment que la venue de notre petit d’homme serait facilitée par le fait de l’accompagner activement et instinctivement dans sa traversée.

Quand il s’est agi d’écrire notre projet de naissance, je ne me suis pas retrouvée dans ceux que j’avais pu lire sur la toile. Alors j’ai écrit en quelques mots notre histoire, notre confiance en cet hôpital qui avait fait naître notre bébé dans une éprouvette et dans lequel on voulait maintenant le mettre au monde. Et j’ai émis le souhait d’un accouchement physiologique sans lister les démarches, les interventions et les médicaments qu’on refusait, pas inquiète à l’idée qu’ils sauraient très bien ce que cela implique.

Quand hier, lors du rendez-vous du 8e mois, le sage-femme de l’hôpital a lu notre projet de naissance, il a dit « j’adore ». Il a étudié tout le dossier et devant l’absence de contre-indications, il a donné son accord pour la salle nature, environnement idéal pour tenter l’accouchement sans péridurale et vivre une naissance physiologique : baignoire, lit, suspensions, lumière tamisée, pas de monitoring en continu…

Quand aujourd’hui, l’anesthésiste a fait la grimace devant l’ouverture de ma mâchoire, je me suis rappelée ma dernière consultation. Le médecin a changé mais pas le verdict : difficile d’intuber. Gros point d’exclamation sur mon dossier. Danger. Hors de question de risquer l’anesthésie générale. Elle barre « salle nature »  et m’explique la différence entre péridurale de confort et péridurale sur indication médicale. Dans mon cas, c’est eux qui décide. Je parle de risque de mort vous savez ! Elle essaie de me faire relativiser en me disant que la majorité des femmes qui souhaitent accoucher sans péridurale finissent par la demander, qu’avec un parcours si difficile que le mien l’essentiel est que tout se finisse bien. Problème de riche, j’en ai conscience, mais la déception est énorme. J’ai perdu la confiance et la sérénité que j’avais gagnées. Je me vois clouée au lit, le travail à peine commencé, laissant mon bébé se démener seul pour trouver la sortie. J’ai l’impression que je vous ai un peu refroidie… Un peu oui.

Quand Thésée tente de me réconforter, il me rappelle que notre bébé est un warrior. Qu’il a eu la meilleure note de sa classe de blastocystes. Qu’il s’est accroché, lui le seul en trois ans, le premier. Qu’il résiste aux cinquante contractions journalières parce qu’il n’est pas encore temps de le déloger. J’arrive à me dire que Thésée a raison, qu’il faut lui faire confiance, que c’est un bébé qui sait ce qu’il fait.

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48 réflexions au sujet de « Pourquoi je ne voulais pas de péridurale et pourquoi j’en aurai une quand même »

  1. Je comprends ta déception, oh combien. Renoncer à son accouchement idéal, c’est difficile.
    (À titre très personnel, je ne comprends pas la réticence de l’anesthésiste. Tu es hyper bien renseignée et un accouchement physiologique entraîne moins de complications… Je ne comprends pas sa décision d’imposer une péri « au cas où »).
    Tu as de toute façon le droit de refuser la péridurale si tu le souhaites (loi Kouchner sur le consentement).
    De tout cœur avec toi !

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    1. Merci Vervaine. 💕 De comprendre et de me rappeler que c’est au patient de disposer de son corps. C’est paradoxal effectivement d’augmenter le risque de césarienne pour éviter l’AG en posant une péridurale de précaution. 😓 Face à une blouse blanche, difficile de s’imposer. C’est Thésée qui sera chargé de la négociation en arrivant pour qu’au moins on me la pose le plus tard possible. Mais objectivement, le stress que cette bataille peut générer et la peur que l’anesthésiste a instillée en moi (genre : vous allez quand même pas mettre en danger cet enfant si attendu !) risquent de flinguer ma sécrétion d’ocytocine et donc augmenter la douleur et ralentir le travail… et donc me pousser à demander vite la péridurale… Cercle vicieux… La chance dans ma désidéalisation c’est que j’ai un mois pour digérer et me préparer un peu différemment. Je t’embrasse fort.

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    2. Je crois que c’est parce qu’en cas d’urgence comme l’intubation paraît compliqué il préfère que la péridurale soit posée dans le calme avant. Principe de précaution. (Tu me corriges si j’ai mal compris?)

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      1. Je comprends bien. Ce qui m’agace (pour rester polie), c’est de propager la peur, de penser au pire et de proposer quelque chose que la patiente ne voulait pas au départ ! Ou est le fameux « consentement libre et éclairé » si on fait angoisser les gens ? La plupart des médecins voient l’accouchement comme pathologique alors que c’est *a priori* physiologique. Si qqun a tous les critères pour aller en salle nature, je trouve franchement dommage de l’en empêcher pour ces raisons. Je pourrais disserter la dessus pendant des heures mais je m’arrête pour éviter de pourrir ce post… 😉

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      2. Ouh là je suis bien du même avis que toi! (J’ai accouché à la maison malgré un antécédent de césarienne pour fuir justement ces protocoles). Mais il ne s’agit pas de moi et je sais quelle est la valeur sentimentale d’ une grossesse PMA… c’est pourquoi je lui ai suggéré plus bas de tenter d’avoir une péri posée mais en gérant le dosage. Ça peut être un bon compromis….

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      3. J’ai beaucoup pensé à ton récit d’accouchement à domicile malgré l’antécédent de césarienne. Tu m’épates. Je ne suis pas prête à prendre le risque d’aller contre l’avis médical… Peut-être un jour il y aura un 2e bébé, peut-être un jour je me sentirai la force et la confiance d’assumer ce choix et cette responsabilité.

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      4. Pour moi j’étais suivi par des sages femmes avec de la bouteille. Si elles acceptaient de me suivre c’est que le risque était minime et je savais qu’au moindre doute elles auraient demandé mon transfert. Donc je ne me sentais pas en danger, au contraire je savais qu’en restant au maximum physiologique je prenais moins de risque qu’avec des protocoles hospitaliers « au cas où ». Après si ça se trouve j’aurai pu aussi vivre un bel accouchement en structure mais ça dépendait vraiment sur qui je tombais le jour J et je ne voulais pas prendre ce risque. Et j’aime bien mon pti chez moi quoi!

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  2. Moi aussi je souhaitais un accouchement « le plus physiologique possible le plus longtemps possible, sans exclure la péridurale sur la fin ». Ça, c’était la théorie 😉
    Sauf que dans la pratique, j’ai eu 22h de contractions douloureuses (toutes les 7 minutes au début) qui se sont déclenchées vers 22h30… Donc, une première nuit blanche à l’hôpital parce que c’était juste la phase de latence, pas encore le travail (ma petite chérie avait bien la tête en bas, mais pas dans le bon sens, d’où la douleur importante). Lorsque j’ai enfin perdu les eaux à 20h30 et qu’on m’a redemandé comment j’envisageais à présent mon accouchement, j’étais tellement fatiguée que j’ai demandé la péridurale pour pouvoir me reposer un peu (oui, je me suis reposée pendant le travail 😉).
    Si cela peut te rassurer, ma péridurale était très bien dosée, je sentais encore mes jambes et la sage femme m’a aidée à changer de position (notamment pour essayer de remettre bébé dans la bonne position mais peine perdue!).

    Quoiqu’il en soit, malgré la péridurale, les sage-femmes et la gynéco de garde ont laisser les choses se faire. Étant donné que ma fille n’était pas dans la position idéale (je ne vais pas te mentir, cette position a fait que j’ai quand même ressenti toute l’intensité des contractions dans 2cm2 au niveau du pubis), la gynéco aurait pû décider de l’aider à sortir en venant la chercher ou en faisant une épisio mais non, elle a laissé les choses se faire le plus naturellement possible. Pourtant, après 1/2h de poussée on m’a répété qu’il ne faudrait plus qu’une ou 2 poussées…. Mais il a encore fallu 30 minutes 😉
    Et malgré la péridurale, j’ai pu replier mes jambes sur moi pour aider mon bébé mais j’aurais pû choisir une autre position si je n’avais pas été si fatiguée (au sujet de la fatigue, sur le moment, l’adrénaline fait des miracles!)

    Commentaire un peu long mais malgré la péridurale, il reste la possibilité de vivre ton accouchement de manière assez naturelle malgré tout, tout dépend de l’équipe médicale…

    (Et après coup, j’ai oublié les 22h où prendre un bain ou restée allongée était quasi de la torture! Je ne savais même plus m’assoir sur le ballon pour faire passer les contractions)

    Bref, ne te tracasse pas et profite de cette expérience incroyable et magique!

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    1. Merci Lili de ce témoignage détaillé et encourageant. 💖 Il me parle d’autant plus que notre petit d’homme a des chances de se présenter en postérieur comme ta puce, ce qui rallongera et rendra plus douloureux l’accouchement. C’était une des raisons pour lesquelles je voulais rester mobile, la gravité pouvant l’aider en cours de travail à faire sa rotation. J’avais en tête et ma sage-femme approuvait que l’épuisement était tout aussi dommageable que les risques de la péridurale. Quand la souffrance prend le pas sur la douleur, il faut demander l’aide médicale. J’espère tomber sur une équipe aussi respectueuse que la tienne. Merci encore. Je t’embrasse fort.

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      1. Pénélope,
        Je commente pour la première fois ton blog pour t’apporter mon témoignage qui rejoint celui de Lili. J’ai accouché sous péridurale assez faiblement dosée et j’étais loin d’être clouée au lit sans pouvoir bouger. J’ai même pu me lever pour aller aux toilettes (d’ailleurs la stagiaire sage-femme a halluciné). L’effet du produit se dissipait toutes les deux heures environ et les sages m’injectaient un peu de produit à ma demande. Juste avant la poussée j’ai préféré ne pas remettre de produit pour avoir le maximum de sensation. Tout ça pour te dire, que la péridurale a été vraiment bénéfique dans mon cas et m’a permis d’être suffisamment reposée pour l’énorme effort physique qu’est la poussée et je n’ai eu ni césarienne ni épisiotomie. Et comme Lili j’ai eu la chance d’avoir une sage-femme qui a laissé les choses se faire malgré une poussée un peu longue de près d’une heure !
        J’espère que cela te rassurera et je te souhaite un bel accouchement.

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      2. Merci beaucoup Lea. 💕 Effectivement c’est très rassurant. Les équipes de l’hôpital ont bonne réputation, j’espère qu’elles m’accompagneront aussi bien. Des bises.

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      3. Si mon expérience peut t’aider à dédramatiser l’usage de la péridurale, tant mieux 🙂

        Malgré la douleur et la fatigue des 22h de phase de latence, je garde un très beau souvenir de mon accouchement. La salle d’accouchement n’était pas du tout comme on le voit souvent dans les films; une pièce froide, blanche et avec beaucoup de lumière. J’ai accouché de nuit et du début à la fin, j’ai eu droit à une lumière tamisée, c’était beaucoup plus agréable.

        Concernant le bébé se présentant en postérieur, les jours qui ont précédés l’accouchement, je me tenais souvent « à 4 pattes » avec le ventre dans le vide pour que mademoiselle ait suffisamment de place pour se remettre dans le bon sens. Durant le travail également et avec l’aide de la sage-femme, elle s’est bien positionnée… avant de décider au dernier moment qu’elle voulait sortir le front en premier! Accoucher ainsi est par conséquent possible. La pauvre petite louloute est cependant née avec un énorme bleu sur le front… (et des stries correspondant à mes poussées… oups!)

        Toutefois, dès que sa tête a enfin pu sortir, j’ai directement pu voir ses yeux s’ouvrir (alors que le reste du corps était encore en moi). Moment magique qui ne se serait pas passé ainsi si elle n’était pas dans cette position ❤

        Sinon, la veille de mon accouchement on m'a dit qu'un bon ostéopathe pourrait sans doute faire des miracles mais vu le délai court et comme je n'en connaissais pas personnellement, je n'ai pas eu le temps d'y aller. Cela dit, c'est peut-être une piste pour toi.

        Bisous

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  3. Pour ma part, je ne m’étais pas vraiment fixée dans mon choix avant l’accouchement, sachant que cela ne se passe pas la plupart du temps comme on se l’est imaginée. J’espérais espérant pouvoir éviter la péridurale et laisser les choses se faire le plus naturellement possible. Tout comme toi je voulais surtout pouvoir rester mobile et libre de mes mouvements le plus possible.
    Il se trouve qu’une fois arrivée à la maternité, le liquide amniotique que je perdais s’est teinté de vert et du coup je me suis retrouvé dès le début du travail cloué sur le lit avec le monitoring + la perf d’ocytocine. Autant dire que pour la liberté de mouvement et l’accouchement naturel s’était loupé. J’ai pu avoir la péridurale quand je l’ai souhaité… pour le coup n’ayant plus moyen de bouger pour gérer la douleur, j’ai fini par craquer assez vite. Mais au final la péridurale a été très bien dosée, j’ai très bien senti le bébé descendre, ainsi que l’intensité des contractions, la douleur en moins, donc au final aucun regret 😉 Eddie n’a montré aucun signe de souffrance pendant l’accouchement et il a pointé son nez rapidement et en pleine forme, c’est bien tout ce qui compte dans ce moment là 🙂
    Bisous

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    1. Merci Jòia. 💕 Normal qu’immobile et sous ocytocine de synthèse tu aies vite « craqué ». Évidemment ils ont eu raison de prendre les précautions nécessaires au vu de la perte des eaux teintées. Et c’est super que tu n’aies pas été coupée de tes sensations et que le petit Eddie se soit frayé son chemin tout seul. Un petit warrior lui aussi ! 💪 Il va bien d’ailleurs ? Des bisous 😘

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  4. Péridurale ne veut pas dire qu’il te la mettront de force à 3cm. Tu peux commencer le travail tranquillement à ton rythme chez toi, avec Thesee et un accompagnant si tu le souhaites (doula ou sage femme) puis aller à l’hôpital et prendre la péridurale uniquement vers la fin. Le mieux étant la péridurale ambulatoire: on te la pose et tu gères les le dosage toi même avec une pompe. Tu peux décider de ne pas appuyer mais en cas de besoin elle est posée. Rien n’est encore perdu!

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    1. Merci Maxelie. 💖 J’ai compris que dans mon cas ils la poseront quand ils m’estimeront en travail donc vers 4cm. Je vais mettre à profit tous les bons conseils que tu m’avais envoyés lors de la première phase de travail et repousser le moment de partir de la maison. Au CHU, si je ne panique pas et que la progression de la dilatation est bonne, on négociera pour une pose différée à 6-7cm minimum. À Ithaque, pas de péridurale ambulatoire… 😞 La pompe pour doser moi même peut-être, faut que je demande. L’anesthésiste m’a dit que l’important c’est que le cathéter soit posé et qu’on pourrait se contenter de la dose test mais ça m’oblige quand même à rester alitée jusqu’à la fin. Je comprends pas pourquoi… Et alitée je vois pas comment je réussirais à gérer la douleur et à ne pas réclamer la péridurale au final. Des bisous 😘

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      1. Tu sais au CHU ils ne sont pas souvent auprès de toi donc si tu as une pompe doseuse personne ne t’empêche de ne pas mettre de produit et de bouger comme tu l’entends. Du moment que tu n’arrache pas les fils!

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  5. La péri a toujours fait partie de mon projet de naissance, mais je souhaitais aller le plus loin possible avant de la demander. Comme toi, je n’étais pas dans la mouvance de tout ressentir et puisqu’il existe un médicament pour soulager, autant le prendre. J’ai rompu partiellement la poche sans contractions et finalement à 12h de la rupture quand le déclenchement a été validé par l’équipe, j’étais miraculeusement à 4cm sans aucune contraction (monito à l’appui). J’ai eu droit à l’ocytocyne de synthèse et j’ai bien profité du ballon mais à 7cm j’ai demandé la péri (l’ocytocyne était poussée au max, et j’admire carrément les femmes qui tiennent !).
    Au final, je suis restée 2h au lit en alternant les positions, en lisant, en parlant à bébé, en caressant mon ventre, dans une ambiance toute douce et sans douleur. donc oui, je n’étais pas libre de marcher, mais je n’en ai pas ressenti le besoin.
    Dans ton cas, pour avoir vu des trucs bien moches en salle de naissance avec un départ précipité en salle d’op, si l’anesthesiste ne prend pas de risque, c’est pas pour te bousiller ton projet, c’est vraiment parce qu’il y a toujours un infime infime infime risque qu’il se passe quelque chose et qu’il n’a pas du tout envie que ça tourne mal pour vous deux. Et sauf après 8cm ils acceptent la plupart du temps de la poser le plus tard possible.
    J’espère que tu pourras avoir l’accouchement que tu souhaites et accompagner ce petit bout jusqu’à tes bras dans la meilleure ambiance possible.

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    1. Merci Mme Poupounette. 😘Dans mon cas, elle préconise de ne pas attendre pour la pose mais on va insister.
      Sous ocytocine de synthèse, je crois que c’est difficile (impossible ?) de tenir sans péridurale. C’est déjà bien que tu sois arrivée jusqu’à 7. Tu dosais toi-même la péridurale ou ils revenaient t’en mettre ?

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  6. Pas facile, si tu avais mûri ta décision de te passer de te péri, de refaire tout le cheminement à l’inverse…! Mais je rejoins certains commentaires, même avec une péri tu peux sentir les contractions et être active dans la poussée, pour vivre ton accouchement pleinement. Surtout si l’anesthésiste est prévenu que tu voulais un accouchement naturel et que tu ne la veux pas trop dosée… c’est une bonne chose que tu saches dès maintenant que la péri te sera imposée, tu as le temps d’intégrer l’info et de l’inclure à ton projet de naissance !

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    1. L’avantage c’est qu’effectivement il me reste un mois pour faire le cheminement inverse. Il faut que je digère la nouvelle puis que je travaille à retrouver confiance et sérénité. Bisous. Pouponne bien ✨😘

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  7. Coucou, je comprends ta déception. Mais tu verras un accouchement surtout le premier est tellement dur à prévoir. Pour ma part après 24h de contractions éreintantes sans pouvoir dormir et à attendre chez nous (car je n’étais pas régulière), la péri m’a au au contraire permis d’avoir un accouchement naturel. J’ai pu dormir 5h quand on me l’a administrée à l’hôpital et retrouver des forces pour pousser et j’avais quand même des sensations ! je connais pas mal de filles dans ce cas car les premiers accouchements sont parfois très longs. La péri est un progrès pour nous les femmes, ne l’oublions pas !! Pour ma part j’ai l’impression qu’un accouchement sans péri est plus envisageable pour une seconde grossesse pour celles qui veulent tenter mais ça dépend de chacune bien-sûr.

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    1. Je crois qu’un accouchement sans péridurale est envisageable même pour un premier enfant si on en a envie mais aussi si on est renseignée et préparée. Je pense même que toutes les femmes devraient être encouragés à l’envisager au cours de leur préparation à la naissance. Ou tout du moins il faudrait leur fournir les clés pour avoir un avis éclairé. Ce qui est rarement le cas. Et alors la péridurale qui est effectivement un formidable outil serait véritablement un choix. La peur de l’accouchement est tellement ancrée dans notre culture. Et je suis persuadée que cette peur est néfaste. Les médias n’aident pas. Les émissions consacrés au sujet font l’impasse sur les raisons physiologiques qui incitent les femmes à essayer sans, les présentant comme des illuminées cherchant à ressentir « vraiment » et se surpasser. Une bonne partie de l’entourage et du personnel médical te regarde avec une ironie cynique quand tu émets cette envie et est persuadée que tu changeras d’avis au moment des contractions. Peut-être… Mais peut-être aussi que si on encourageait plus ces femmes et qu’on ne sabrait pas leur confiance et leur optimisme, ça marcherait plus souvent « au naturel ». Malgré tout, je comprends tout à fait qu’on la prenne. À partir du moment où on la demande, c’est qu’elle est nécessaire, qu’elle que soit la raison. Dans ton cas, j’aurais agi pareil. 24h de contractions, ça a dû être sport ! Tu as bien fait de la demander et de récupérer avant la dernière phase. J’espère que ce sera moins long pour ton petit 🦉 . Bisous !

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  8. Oh ma pauvre Penelope, comme je te comprends… Je ne sais que te dire car moi aussi je tenais fort à l’accouchement physiologique et j’aurai sûrement été dépité qu’il me soit refusé d’avance.
    La seule chose que je peux te dire c’est qu’effectivement, la péridurale parfois ça sauve la vie. Personnellement, arrivée à 5 de dilatation, j’ai craqué. Enfin, plus exactement, j’ai cédé à la pression de la sf visiblement pas prête à m’aider à gérer. Mais, même si c’est encore dur à admettre, je crois que j’ai bien fait : quelques minutes après, j’ai eu une hypertonie utérine ce qui représente un danger mortel pour le bébé et pour la maman. Sans péridurale, j’aurai eu beaucoup de mal à surmonter la souffrance que ça représente. Tout ça pour te dire que parfois, une solution qui n’est pas ton choix de départ peut s’avérer le meilleure choix quand même. Et surtout, il est important de penser qu’au bout du compte, ce qui te restera le plus encré en toi dans ces moment, c’est la venue au monde de ta merveille ! 😍😍
    Gros bisous ma jolie !

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    1. Merci ma pmavie. 💖 Après des parcours hyper médicalisés, ça a l’air courant d’avoir envie de plus de naturel… Mais oui l’important restera l’arrivée de cette petite merveille. ✨ C’est fou de voir comme un accouchement ne ressemble jamais ou que très rarement à ce qu’on avait imaginé. Mais tant qu’il se termine bien… 👌 Gros bisous.

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  9. Quand j’ai vu le titre de ton article, j’ai serré les dents, j’ai eu envie de hurler… Quand j’ai lu le passage avec l’anesthésiste, le premier truc auquel j’ai pensé c’est « solution de facilité » et pas protection de la maman ou du bébé… (solution de facilité pour le service, manque de personnel tout ça tout ça…)
    Et puis…
    Et puis en fait, l’important c’est qu’on te laisse gérer. Qu’on te la mette le plus tard possible, quitte à te poser seulement « l’entrée » et faire les injections par la suite, qu’on te laisse bouger comme tu veux si on arrive à te la doser faiblement.
    Je vois que tu t’es bien renseignée et c’est génial. Tu connais les risques et les enjeux, continue à faire entendre ta voix !
    Le plus important à mon sens, c’est de ne jamais se laisser faire si on peut garder une position qui nous convient et bouger comme on veut…
    Je ne peux pas avoir de péridurale et j’ai eu un travail d’environ 42h, dont 8 clouée sur un lit avec perf sur perf (ocytocine bien sûr, sinon c’est pas drôle…). Traumatisée par ces dernières heures, mon corps n’a pas fait le travail seul de la délivrance, malgré une naissance avec très peu de poussées, donc on m’a enlevé mon bébé (et mon compagnon) en les faisant quitter la chambre, pour pouvoir m’endormir pour une révision utérine.
    Si j’avais eu la possibilité d’une péridurale, il n’y aurait pas eu cette séparation précoce, pas eu cette fracture que j’ai ressentie dans mon corps et dans mon âme si fort au début, un peu moins aujourd’hui mais elle est toujours là.
    Je te souhaite de ne pas avoir de « combo » (non respect de tes souhaits de mouvements, de pose retardée de la péri, de position pour accoucher etc…) car au final c’est ça qui gâche l’accouchement, pas le fait d’avoir une péridurale alors qu’on en voulait pas.
    Tant qu’on insiste, et qu’on se fait entendre (ce que je n’avais pas réussi à faire), je suis certaine qu’on peut avoir un accouchement de rêve, même s’il est + médicalisé que prévu.
    Tu t’es déjà baucoup battue pour cette grossesse, continue le combat ❤
    Plein de bisous à toi

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    1. Merci Câline. 💖 Je comprends le traumatisme que t’a laissé cet accouchement. 42h… 😨 L’épuisement est inimaginable.
      Je ne sais pas dans quelle mesure j’arriverai à me faire entendre. J’ai peur que l’accouchement ne soit pas le moment où on est le plus solide sur ses pieds pour s’affirmer. Mais j’ai confiance en les sages-femmes de l’hôpital (tous ceux que j’ai rencontrés on l’air très bienveillants). Et en Thésée à qui je confie à la fois mon neocortex et ma voix si je suis trop vulnérable. Je commence à reprendre un peu confiance. L’objectif étant d’y aller le plus sereine possible. J’espère que tu trouveras aussi la sérénité quand dans quelques mois tu y retourneras. Des baisers

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  10. Grrr le discours de l’anesthésiste qui essaie de te faire flipper et te décourager de suite… Ne pourraient ils pas présenter les choses autrement? Moi je n’étais pas aussi bien renseignée que toi pour mon 1er accouchement et je ne voyais pas l’intérêt d’avoir mal. 1 mois avant l’accouchement en Autriche j’ai rencontré ma SF qui elle au contraire m’a conseillé d’attendre le plus longtemps possible. (Évidemment je n’avais pas de contre-indication, mais en Autriche il n’y a pas de rdv avec l’anesthésiste au préalable). Ma SF comparait la péridurale à une pâtisserie. Si tu as décidé de ne pas en prendre mais que regulièrement on te présente un beau gateau bien appétissant effectivement il est dur de résister longtemps. Donc ton anesthésiste à raison de dire que les femmes craques puisque pdt tout l’accouchement on ne cesse de leur proposer la péridurale au lieu de les accompagner dans la gestion de la douleur. Pour le 2e accouchement j’ai tenu jusqu’à 7cm. Personne ne me l’a proposé. On en avait déjà parlé avant. Quand je l’ai demandé ils ont appelé l’anesthésiste de garde sans discuter ( en Autriche c’est plutôt l’inverse de la France, les péridurales ne sont que très rarement utilisées). Le dosage était parfait. Suffisant pour me soulager mais pas trop pour continuer le travail jusqu’à la sortie. Évidement je ne pouvais plus bouger mais cela n’a pas duré puisqu’elle est sortie une heure après à peine, sans instrument et sans episio. Bref je crois que la péridurale c’est culturel. J’aimerai que les médecins puissent accompagner plutôt que faire peur en parlant du pire …. franchement…. Ils exagèrent. Évidemment que tu les écoutes quand ils te sortent ce genre d’arguments… Surtout quand tu es Hypersensible. Bref tu vas y arriver à ta façon avec l’aide de Théste. Gros bisous 😘

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    1. Oui je crois que c’est vraiment culturel. Je lisais qu’au Japon, elle n’est quasiment pas administrée. Et pourtant bon nombre de femmes la voudraient… L’anesthésiste que j’ai vue m’a paru très pro mais pas du tout psychologue, elle a mal choisi ses mots. Parler de risque de mort a un mois de l’accouchement… ! Pourtant elle était sympathique. Quand elle a su qu’il y avait eu ponction d’ovocytes sous AL, elle a tapé dans ses mains en joie en disant « j’adore !! C’est tellement bon de revoir en consultation des femmes pour qui ça a marché. Ça nous donne l’impression de servir à quelque chose ! ». Avec le recul, je réalise que cette phrase n’est pas anodine… L’anesthésiste aime « servir à quelque chose ». 😏 Je commence à digérer la nouvelle et me renseigne sur les positions que je pourrai adopter sur la table d’accouchement malgré la péridurale. En espérant être bien accompagnée le jour même par des sages-femmes compréhensifs. Je t’embrasse ma Chanceuse 💕

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  11. Ayant eu un premier accouchement qui a viré en césarienne d’urgence et un grand risque de récidive pour le second, la péridurale était « obligatoire » si je voulais tenter une voie basse, au cas où ça tournerait en césarienne à nouveau. Par contre, l’obligation était « juste » qu’elle soit posée, pas de l’utiliser. Ce n’est pas l’accouchement dont tu rêves mais ça te permettrait d’un peu t’en rapprocher.

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    1. Elle m’a dit qu’on pourrait se contenter de la poser et d’injecter une dose test mais que je resterai malgré tout alitée même si on ne remet pas de produit. J’attends le prochain rdv avec les sages-femmes pour étudier de quelle mobilité je disposerai malgré le cathéter et la table d’accouchement. Bisous Biquette 😘

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  12. Bonjour,
    Premier commentaire sur ton blog que j’ai pourtant découvert il y a un petit moment. Je n’ai pas pris le temps de lire tous les commentaires alors peut-être que ça ne servira à rien. Mais quand même au cas oú:
    – Je suis hallucinée des propos de l’anesthésiste! Si tu es bien suivie, et quand bien même tu devrais avoir recours à une AG, il n’y a aucune raison pour que tu doives être intubée en 10secondes, les sages femmes sont assez pro pour ne pas attendre le dernier moment en cas de complication. Les déclarations de cet anesthésiste sont donc insultantes pour le professionalisme des sage femmes en plus de n’être basées que sur de la pur paresse!
    -J’ai eu deux accouchements absoluments merveilleux. Un avec péri, l’autre sans. À chaque fois, c’était exactement ce que je voulais, mais clairement il n’y a pas photo, quand on n’a pas la péri on se remet 10X plus vite. La péri ce n’est pas anodin, c’est une anesthésie aussi.

    Mon message n’est pas contre la péridurale, chacune fait ce qu’elle veut, mais il faut consentir en étant éclairée, or là, tu ne consens pas et en plus on te ment, çe me met hors de moi.

    Malgré tout, évidemment tu peux avoir un accouchement magique avec péri (ça a été mon cas et celui de beaucoup d’autres visiblement), aussi je vous souhaite tout le bonheur du monde, et une rencontre à la hauteur de vos espérances.

    Ps: je suis désolée de me laisser aller à la colère, mais je trouve cette façon de soigner indigne.

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    1. Merci beaucoup pour ton message. Et ta saine colère. J’aime l’idée qu’il y ait des accouchements merveilleux, et ce malgré l’anesthésie. Ça me donne de l’envie et de la force. Des bises.

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  13. Ma Pénélope je comprends ta déception. J’espère que tu réussiras à la surmonter et à travailler sur d’autres solutions. Ici on nous dit que la péridurale n’empêche pas de se mobiliser et de bouger même si on reste sur la table. Je suis sûre que ta super sage femme pourra te conseiller au mieux sur ce point… je t’embrasse fort et te souhaite de bien profiter de ce dernier mois 😊

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  14. Bonjour. Je ne suis ni pour ni contre la péridurale ayant accouché avec puis sans puis avec. Je me suis aussi bien remise de mon 2e et 3e accouchement (sans péri/ déclenchement avec péri). Ce qui m’agace dans le discours de l’anesthésiste, c’est le « la majorité des femmes qui souhaitent accoucher sans péri finissent par la demander ». Sur quoi se base t il pour dire ça ? Chaque femme est différente, une même femme peut accoucher très différemment.
    Dans tous les cas, je te souhaite une excellente fin de grossesse et un magnifique accouchement.

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    1. Merci Kahina. 💕 Je pense que des discours décourageants comme celui de cette anesthésiste peuvent jouer sur l’appréhension des femmes… leur faire perdre confiance et les pousser à demander la péridurale. Peut-être (j’espère) ne tient-elle pas le même discours en l’absence de contre-indication médicale.

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  15. Un anesthésiste a pour mission de faire naître un bébé en aussi bonne santé que possible en évitant au maximum les complications pour la maman et l’enfant. Il ne remet pas en question le travail des sage-femmes ni leur compétence. S’il a du mal à intuber du fait des conditions de l’accouchement (parturiente dans une position « naturelle », dans l’eau et dont l’ouverture de la mâchoire peut gêner l’introduction d’une sonde), il est de son devoir de mettre tout en œuvre pour éviter de faire prendre des risques à l’enfant et à sa mère. Vous avez affaire à un médecin responsable qui agit pour préserver vos intérêts sur le long terme. Ne vous en faites pas, votre bébé viendra au monde sans difficultés, même avec une péridurale et vous serez encore plus en forme pour bien l’accueillir et c’est ce qui compte.

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    1. Merci Andree. J’ai vu deux sage-femmes et un médecin depuis qui trouvent que le diagnostic et le comportement de l’anesthésiste ont été trop alarmistes. Et je les estime tout aussi responsables. Tous disent qu’à partir du moment où je serai en salle d’accouchement, on pourra retarder la pose et qu’il est au contraire dangereux de l’installer précocement. Mais vous avez raison, cette naissance se passera très bien même avec péridurale. Et la sécurité de tous est l’essentiel.

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  16. Tu as accouché ? Non, parce que sinon, je peux aussi te parler de mes accouchements, Avec et sans péri 😄 .
    Profite bien de ces instants (avant et juste après l’accouchement). Que ce soir Avec ou sans péri, ils sont précieux. Et l’important, c’est le résultat final.

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